Archive pour mars 2009

La délégation des CLP rencontre Emmanuelle Mignon

Jeudi 12 mars 2009

Emmanuelle Mignon, Maître des Requêtes au Conseil d’Etat, conseiller auprès du Président de la République, a reçu la délégation de CLP composée de trois correspondants de presse (deux CLP du Maine-Libre et une CLP du Ouest-France) représentant les 30 000 CLP de France. Un exemplaire du Ouest-France et Maine-Libre, du jour, lui ont été remis.

 Suite à un courrier envoyé au début de l’été à Nicolas Sarkozy, président de la République dans le cadre des futurs états généraux de la presse, Emmanuelle Mignon nous a accordé un entretien de plus d’une heure, ce 17 septembre 2008 à 11 heures, à l’Elysée.

Après les protocoles de sécurité d’usage, et munis d’un passe, Emmanuelle Mignon nous a reçu dans un contexte basé sur une relation qui d’emblée tablait sur le registre de la confiance. On a aussi été agréablement surpris de sa bonne écoute perçue. Nous nous sommes aperçus assez vite que cette dernière avait tout à découvrir de notre statut. Elle nous a d’ailleurs donné le temps d’exposer nos difficultés voire nos attentes rencontrées sur  le terrain.

Entre autre : les détournements abusifs du statut de travailleur indépendant légiférant les CLP, les signatures absentes, le pillage des photos et articles sur internet sans paiement, l’Urssaf, le lien de subordination, les tarifs imposés et non revus depuis des années par les rédactions, les articles revus à la baisse sans concertation…. Ce qui nous a amené à exposer notre souhait d’être intégrer aux Etats généraux de la presse, considérant que les CLP composent à 60 à 70% les informations contenues dans les journaux.

Au préalable nous avions pris soin de lui faire parvenir un dossier complet. Ce qui a permis à chacun d’établir une base de travail.

Elle a posé peu de questions, nous a laissés nous exprimer en toute liberté, et a pris beaucoup de notes.

14.12.2008 Bénévolat défrayé

Jeudi 12 mars 2009

« Comment, j’ai faillit devenir bénévole défrayé« 

En septembre dernier j’étais en vacances dans de Sud-Ouest et je lisais chaque jour le quotidien local et j’y trouvait à chaque fois des annonces  » recherche correspondants » sur les communes de  » Fraise et Framboise ».

J’ai conservé un exemplaire de ce journal et de retour à la maison, j’ai posé ma candidature, par courriel (car il était demandé d’être Internaute). Il faut dire que je m’étais composé un profil qui devait plaire.

Courriel du 27-09 : « Je suis jeune retraité de l’Education Nationale (58 ans), j’ai donc du temps libre. Je possède un appareil photo numérique et une voiture, un ordinateur, ainsi qu’une connexion Internet ».

Pas de réponse avant le 7-12 : Je prends contact avec vous suite au courrier que vous nous avez envoyé concernant la correspondance de  » Fraise « . Nous souhaiterions pouvoir vous rencontrer. Merci de téléphoner à la rédaction de la locale de  » Cerise « , pour que nous puissions convenir ensemble d’un rendez-vous.

Salutations,

Le 8 au matin, je répond, le poisson a mordu : Je suis heureux que ma demande de candidature ait retenue votre attention, toutefois avant de me déplacer à  » Cerise » pour vous rencontrer, pourriez-vous m’indiquer dans quelles conditions (obligations, rémunération) je serais amené à collaborer à votre journal. Très cordialement.

Le 8 dans l’après-midi, j’ai une réponse (lecture déconseillée aux âmes sensibles) : La principale chose que nous demandons à nos correspondants: la disponibilité. Il s’agit en effet de rendre compte de la vie de la commune, ceci implique donc de couvrir des manifestations qui se déroulent le week-end ou parfois en soirée. Je pense notamment au conseil municipal. Quant à la rémunération, celle-ci est modique. Elle varie selon la production. Les correspondants sont payés à l’article fourni. Ils perçoivent également une rémunération pour la photo. Les kilomètres sont également remboursés. Cependant, il ne faut pas compter sur la correspondance pour faire fortune! Le lot de consolation: un abonnement offert après trois mois de periode d’essai. Si vous le souhaitez, nous pouvons nous rencontrer. Merci de nous contacter au « 00 00 00 00 00″. pour fixer un rendez-vous. Cordialement,

Le même jour, j’insiste, je voudrais qu’elle m’en dise un eu plus : Je me doutait bien que cette activité ne me permettrait pas de rouler chaque jour au volant d’une BMW rutilante, mais pourriez-vous tout de même me donner une fourchette de ce que vous donnez à vos correspondants pour rétribuer un article courant et la photo qui l’accompagne ? J’aurais aussi une autre question, le correspondant que je serais peut-être devra-t’il rendre-compte aussi des évènements sportifs locaux ? Très cordialement.

Je dois l’intéresser car elle répond le 9 au matin: Disons qu’il faut compter entre 5 et 10 euros l’article avec photo. Pas de quoi en effet rouler en BMW. Tout dépend en fait du type d’article: s’il s’agit d’une petite information ou d’un conte-rendu. Concernant les événements sportifs, ils sont gérés par la rédaction sportive qui en principe dispose de pigistes spécialisés. Cordialement,

Je crois avoir ferré mon poisson et j’insiste peut-être lourdement, en demandant le soir même : J’avoue que votre offre commence à m’intéresser. Elle correspond à ce que je pensait, à savoir que je tirerais de cette activités tout juste de quoi m’offrir quelques extra, mais avant de franchir la porte de votre rédaction, je souhaiterais savoir ce que vous entendez par  » les kilomètres sont également remboursés « , sous quelle forme et à quel prix ? Très cordialement.

J’ai dû pousser le bouchon un peu trop loin, la Madame est vexée elle me répond sèchement, le 12 au soir : Je vois que vous êtes trés sensible aux questions d’argent mais sachez que la correspondance est avant tout du bénévolat défrayé. Il me parait difficile de communiquer tous les jours par mail avec vous (nous recevons environ une centaine de mails par jour). Si vous êtes intéressé, merci de passer un coup de fil à la rédaction.(pas de formule de politesse).

Voila comment j’ai faillit, sans le savoir, faire du bénévolat défrayé.

Pour votre information le groupe en question (dont je tairais le nom) édite quotidiennement 2 journaux dont les  » Une  » sont vraiment différentes, mais dont les pages intérieures sont identiques dans les 2 titres. Ce qui veut dire que les articles des CLP sont repris dans l’autre journal, et le tout pour une « rémunération modique », comme dit la Madame.

NDLR : Seuls les noms des communes ont été changés, les textes des courriels sont retranscrits à l’identique, à la virgule près.

15.12.2008 Les CLP : les « sans-papiers » de la presse écrite !

Jeudi 12 mars 2009

Auditionnée le mercredi 11 décembre à Paris, par la commission chargée de travailler sur « l’avenir des métiers du journalisme », dirigée par Bruno Frappat, la délégation de l’AICP a présenté un tableau du quotidien d’un CLP, puis s’est ensuivi un débat.

La délégation de l’AICP composée de Nathalie Duru (Présidente), Raymond Anceau (vice-président) et Evelyne Grosbois (secrétaire), venant de deux régions différentes s’était donnée rendez-vous à la sortie du métro Solferino, ce qui fut fait.

Tous les trois nous sommes allés tranquillement vers la rue Saint-Dominique où nous avions rendez-vous au N° 35, qui n’est autre qu’une annexe des services du Premier Ministre.

Nous avons été très bien accueillis et avons été auditionnés (avec un peu de retard) pendant près d’une heure, par les membres de la commission Frappat (Métiers du journalisme) et les quatorze membres présents. Après lecture d’un texte présentant les 30 000 CLP de France et de Navarre, et leurs difficultés, nous avons obtenu le soutien précieux d’ Alain Girard (secrétaire général du SNJ), nous avons répondu aux nombreuses questions de Bruno Frappat, Charles-Henri Dubail (éditeur), Ivan Levaï (France-Inter), Claude Sales (ex rédac chef au Monde, au Point, à France-Soir), Elisabeth Marshall (rédac chef la Vie) et Gérard Lignac (PDG Est Républicain, groupe EBRA).

Nous avons été écoutés, avons eu le sentiment d’être entendus, de leur avoir appris beaucoup de choses et surtout de les avoir « réveillés » sur notre situation.

Intervention d’Alain Girard : la loi de 1993 permet un « formidable détournement des textes ». Pour lui si un CLP exerce la correspondance à titre d’activité principale, il est alors journaliste. Il souhaite que soit proposé aux CLP d’accéder à un statut mais pas de proposer un sous-statut.

Les deux problèmes des statuts du CLP : un problème d’ordre social (juridique et droit) et pose la question de la qualité de l’information puisque les CLP n’ont pas accès à la formation.

Pour conclure, il pose la question suivante : « Comment la commission de Bruno Frappat pourrait-elle intervenir ? »

Intervention d’Yvan Levaï

Il a qualifié les CLP de « sans papiers de la tour d’argent».

Intervention Gérard Lignac : Le patron du groupe EBRA (groupe de l’Est Républicain avec ses 2 000 CLP) a  reconnu « du bout des lèvres » qu’il pouvait y avoir « des abus »dans l’emploi des CLP.

Questions en vrac : comment est « embauché » un CLP, la rémunération, le nombre d’articles écrits par mois, le temps passé, le nombre de lignes en moyenne d’un article, le nombre de CLP embauchés comme journaliste, Internet, comment est traité un « scoop » transmis par un CLP (est-il payé ?), le rapport des CLP avec les lecteurs, la non-signature des articles et des photos (ce qui pose problème pour revendiquer un quelconque droit d’auteur !), les relations entre les journalistes et les CLP…

Nous pensons humblement que cette audition aura au moins servi à faire connaître au « monde de la presse écrite », ce qu’est un CLP, son rôle indispensable (et reconnu par toutes les personnes présentes).  Nous n’avons pas la prétention d’avoir fait évoluer notre situation en un coup de baguette magique. Mais désormais, les groupes de presse vont devoir compter avec nous !!!!

18.12.2008 Audition de l’Association Interdépartementale des Correspondants de Presse

Jeudi 12 mars 2009

Bonjour

Le texte qui a été lu par la délégation lors de l’audition des membres de l’AICP devant la commission Frappat, le jeudi 11 décembre, est visible sur le site http://etatsgenerauxdelapresseecrite.fr Pour y accéder, cliquer sur « pôle 1 Métiers du journalisme », puis après ouverture d’une nouvelle page sur l’onglet  » Contribution  » et après l’ouverture d’une autre page clique dans la liste des contributions à droite où il est écrit : « 12-12-08 Contribution de l’association interdépartementale des correspondants de presse à l’occasion de l’audition des membres de son bureau le 11 décembre 2008 « . Le texte apparaît alors dans son intégralité. Il est donc accessible et visible pour tous les CLP de France et de Navarre.

Rapport commission Frappat 13.01.2009

Jeudi 12 mars 2009

Etats généraux de la presse écrite

Dans le rapport de la commission Frappat dont les travaux portaient sur  » l’avenir des métiers du journalisme « , rapport qui compte 79 pages, les CLP sont cités plusieurs fois et une page complète (N° 49) leur est consacrée. Nous ne pouvons préjuger de l’importance et de l’influence de notre présence au sein de ce rapport, mais une chose est certaine les CLP sont une partie essentielle de la presse écrite régionale et pour la première fois une commission ose le dire !!!

Compte-rendu des auditions de la séance n°9 du 11 décembre 2008

Audition de Mme Nathalie Duru, présidente de l’association interdépartementale des correspondants de presse, de M. Raymond Anceau, vice-président et de Mme Evelyne Grosbois, secrétaire de l’association.

Les membres du bureau de l’association ont tout d’abord indiqué que l’association interdépartementale des correspondants de presse a été créée en mars 2008 afin de fédérer les différentes associations locales chargées de défendre les droits des correspondants. Cette création s’est faite en réaction au travail considérable, pour un prix dérisoire, qui avait été demandé aux correspondants locaux de presse lors des élections municipales. De nombreux correspondants locaux avaient également constaté que leur travail, vendu à un journal particulier, avait été transmis sans qu’ils en soient informés à un autre journal.

L’association a tout d’abord souhaité rappeler que les correspondants locaux de presse sont un des piliers de la presse quotidienne régionale. Ils sont au contact direct des citoyens, au plus près du terrain et joue un rôle essentiel dans la préservation du lien de confiance entre le journal et ses lecteurs. Pour certains, l’activité de correspondant locale constitue une activité unique, pour d’autres, elle n’est qu’une activité accessoire. Faute de chiffres, il n’est pas possible aujourd’hui d’estimer la proportion entre les uns et les autres.

Parmi les principaux éléments de constat relevés par l’association, figure la baisse continue des rémunérations des correspondants locaux de presse. Depuis plusieurs années, aucune augmentation des prestations n’a été constatée, alors que les différents frais des correspondants, par exemple les frais de transport, ont fortement augmenté. L’association a également relevé qu’en tant que travailleurs indépendants, les correspondants locaux de presse ne peuvent bénéficier d’aucun des avantages offerts aux salariés, qu’il s’agisse des RTT, du droit à congés ou des indemnités chômage. Le système de cotisation à l’URSSAF leur est très désavantageux car passé un certain seuil, d’environ 500 euros par mois, la cotisation est une cotisation forfaitaire d’un montant très élevé. Enfin, de façon plus générale, l’association a souligné que les correspondants locaux de presse sont insuffisamment reconnus dans le monde du journalisme.

Plusieurs propositions ont été formulées par l’association interdépartementale des correspondants de presse, notamment la revalorisation de leurs rémunérations, l’obligation de publier les textes ou les photographies réalisés par les correspondants locaux de presse accompagnés de leur signature, la mise en place de formation à destination des correspondants locaux de presse ou encore la réforme du régime de sécurité social qui leur est appliqué.

Le texte de l’intervention des membres du bureau de l’association est disponible sur le site des

Etats généraux de la presse écrite dans la partie contributions du pôle 1.

Blog des CLP

Jeudi 12 mars 2009

Bonjour à tous et à toutes                                          

Un nouveau blog ouvert à tous les Correspondants de Presse de France et de Navarre vient de voir le jour. Il est crée par les membres de l’association AICP72. Nous espérons vous y apporter ce que vous souhaiteriez trouver dans un tel site, à savoir des informations utiles aux CLP. Statut, déclaration de revenus, relations avec les journalistes et les éditeurs, revalorisation des articles, reconnaissance du  » travail  » des CLP (cheville ouvrière indispensable des publications), démarches auprès des pouvoirs publics, des administrations, des élus, etc….

Tous vos commentaires, à partir du moment ou ils seront constructifs et qu’ils pourront aider les CLP à évoluer dans le bon sens, seront les bienvenus. Que vous soyez ou non adhérents de l’AICP. Bien évidement nous souhaitons vous accueillir tous dans cette association, la cotisation annuelle est modeste et à la portée de tous, 5 €.

Contatc : AICP72@yahoogroupes.fr ou adresse postale : Association Interdépartementale des Correspondants de Presse : 4 rue du Perche 72530 Yvré-l’Evêque

Le bureau de l’AICP